Le 14 février, jour de la Saint-Valentin

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Le 14 février, jour de la Saint-Valentin

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Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, est considéré à travers le monde comme la fête des amoureux. Mais vous ignorez peut-être que Valentin est également le saint patron des épileptiques. L’histoire, ou plutôt la légende, remonte à l’an 260 et se déroule sous le règne de l’empereur romain Claudius II (ou Claude II le Gothique). Elle a été résumée en 2017 dans un article de chercheurs colombiens en neurosciences dans la revue Repertorio de Medicina y Cirugía.

Claude II interdit aux soldats romains de se marier car il estime que le mariage nuirait considérablement à leur efficacité, à leur force et encouragerait leur clémence sur le champ de bataille. C’est alors qu’un prêtre catholique, qui sera plus tard connu sous le nom de saint Valentin, organise en secret des cérémonies de mariage. Cela lui vaut d’être arrêté et jeté en prison sur ordre de l’empereur.

Il est placé sous la surveillance du préfet Asterius. Cet homme impitoyable demande à Valentin de guérir sa fille, Julia, née aveugle. Valentin appose ses mains sur les yeux de la jeune femme, prie Dieu et Julia retrouve la vue. Asterius, impressionné par le pouvoir de Valentin, se convertit au christianisme, ainsi que 46 membres de sa famille. Il libère ensuite tous les chrétiens enfermés dans la geôle dont il assure la garde. Selon certaines sources, Valentin aurait également guéri des épileptiques. Apprenant ce qui s’est passé, l’empereur Claude II ordonne que Valentin et Asterius soient décapités. Ils ont probablement été exécutés le 14 février 271.

Toujours selon la tradition, quelque temps avant son exécution, Valentin écrit une lettre qu’il signe « de ton Valentin ». Il dit au revoir à Julia, fille d’Asterius dont il est tombé amoureux. Ce texte constitue donc la première lettre d’amour pour la Saint-Valentin. C’est ainsi que Valentin est devenu patron des amoureux et que le 14 février, jour de sa mort, la journée célébrant romance et amour.

Après avoir été inhumé à Rome, la dépouille du saint a été transférée à Terni, ville du centre de la péninsule italienne, à 80 km de Pérouse et 100 km de Rome. Valentin devint le saint patron de la localité. Une basilique (Basilica di San Valentino) lui fut dédiée à Terni. Ses restes y reposeraient toujours.

Plus de 200 ans plus tard, en 495, le pape Gélase Ier entreprend de supprimer la fête païenne des Lupercales qui célèbre l’amour et la fertilité. Gélase Ier entend remplacer cette célébration profane datant de la Rome antique par une fête chrétienne en l’honneur de saint Valentin. C’est ainsi que les Lupercales vont progressivement être remplacées par la fête de ce saint.

Epilepsie, mal réputé incurable

Au Moyen-Age, l’épilepsie est considérée comme un mal incurable et la conséquence d’une malédiction ou d’une possession par les démons. En l’absence de tout remède, la seule option pour les épileptiques était de mettre leur espoir de guérison dans l’intercession des saints de l’Eglise et du pouvoir de leurs reliques. La recherche d’une aide dans la religion n’a rien d’étonnant si l’on se rappelle notamment l’épisode relaté par saint Mathieu dans le Nouveau Testament. Jésus chasse le démon possédant un enfant épileptique et explique que « cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne ».

Près de 40 saints ont été associés à l’épilepsie. En France, ils furent connus sous le nom de saints convulsionnaires. Parmi eux, les noms de Saint Jean- Baptiste et Saint Valentin étaient les plus populaires. Le culte de ce dernier surpassa rapidement celui de saint Jean-Baptiste et se répandit au Europe au point que son nom servit à désigner la maladie. Celle-ci fut ainsi dénommée « maladie de Saint Valentin ».

De très nombreuses illustrations témoignent à travers différentes époques de la place du culte de Valentin, comme saint patron des épileptiques. Une étude, publiée en 2009 dans la revue Epilepsy and Behavior, a recensé 131 illustrations réalisées depuis le XIIIe siècle. Elles représentent des sculptures et des tableaux montrant le saint portant assistance à des personnes souffrant d’épilepsie. Ces gravures illustrent diverses manifestions cliniques d’épilepsie, telles que des crises convulsives toniques (convulsions musculaires et des tremblements intenses), des crises atoniques (épilepsie généralisée avec perte soudaine du tonus musculaire), des spasmes infantiles, ou encore des absences (crise épileptique caractérisée par une altération de la conscience).

Rouffach, un village en Alsace

Au Moyen-Age, des reliques de Saint Valentin étaient vénérées à Rouffach, village du Haut-Rhin à 15 km au sud de Colmar. Selon la légende, « ce serait en 1001 que trois moines bénédictins de retour de Rome reçurent la tête du saint martyr Valentin, titre de relique. Ils firent étape sur la colline de l’Isenburg, à côté de Rouffach. Le lendemain, ils ne purent soulever de terre la relique. Avertis, les habitants vinrent vénérer cette dernière ; certains d’entre eux, qui étaient épileptiques, furent guéris. Une chapelle consacrée à la Sainte Vierge et à saint Valentin, fut alors consacré sur le lieu du miracle », peut-on lire dans un article publié en 1990 dans la revue Epilepsies.

A partir du XIe siècle, Rouffach devient un lieu de pèlerinage pour les épileptiques et leurs proches. En effet, les habitants font, par analogie phonétique, le rapprochement entre le nom de Valentin [qui se prononce Falentine en allemand] et le nom de l’épilepsie : fallendes weh, autrement dit « le mal qui fait tomber » (falling sickness ou falling-down disease, en anglais). En néerlandais, le mot sintvelten était synonyme d’épilepsie.

Au XVe siècle, on construit à Rouffach un hôpital spécialisé dans l’accueil et les soins des patients épileptiques, premier établissement de ce type. Il succède au petit hospice qui recevait les nombreux pèlerins ainsi que des malades peu fortunés qui y dinaient et passaient la nuit. A vrai dire, « les patients qui avaient une foi profonde comptaient plus sur l’intervention du saint que sur les potions des infirmiers », écrit le Pr Michel Weber (CHRU de Nancy) dans la revue Epilepsies, citant Paul Adam, auteur de l’ouvrage La charité et l’assistance en Alsace au Moyen-Age (1982).

L’hôpital ferma à la fin du XVIe siècle. La Révolution française signa la fin de l’histoire du prieuré et du pèlerinage de Saint Valentin.

Qu’est devenue la tête du saint ? Son crâne serait conservé dans un coffre du trésor de l’église de Rouffach, selon Michel Weber. Selon d’autres sources, une tête de saint Valentin se trouverait dans l’église Saint-Pierre de Prades (Pyrénées-Orientales). Mais qu’importe, il y a bien longtemps que les patients épileptiques ne sont plus des pèlerins.
source: Marc Gozlan, lemonde.fr


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